MARIAS DO BRASIL: LES VOIX DE LAPINHA ET D’APPARECIDA
Marias do Brasil rend hommage à deux figures majeures et méconnues de la scène lyrique : Maria Joaquina Lapinha et Maria d’Apparecida. Les chanteurs brésiliens Bruno de Sá et Luanda Siqueira, avec l’ensemble Americantiga, sous la direction musicale et artistique de Ricardo Bernardes, guidés par la mise en scène de Ligiana Costa et la dramaturgie de Sofia Boito, évoquent leurs parcours : entre opéra et chanson populaire, entre résistances silencieuses et triomphes éclatants. La narration de Camila Pitanga et la vidéographie de Vic Von Poser tissent un récit sensible entre archives, musique et mémoire.
LUANDA SIQUEIRA • BRUNO DE SÁ
Ligiana Costa • Ricardo Bernardes
Mise en scène • Direction musicale et artistique
Sofia Boito et Ligiana Costa
Dramaturgie
Vic Von Poser
Vidéographie
PROGRAMME
PROLOGUE SONORE
É delícia ter amor
Compositeur anonyme du XVIIIe siècle
Poème de Domingos Caldas Barbosa
extrait du recueil Modinhas do Brazil —
manuscrit nº 54/X/37-26 à 55, Bibliothèque de l’Ajuda, Portugal
Arrangement: Anderson Castaldi
INTERMÈDE DU DÉPART
Air de compositeur anonyme
(Cantate académique) Bahia, 1759
Dona Janaína
Francisco Mignone (1897 - 1986)
Poème de Manuel Bandeira (1886 - 1968)
Largo da Sé Velha
Cândido Inácio da Silva (1800 - 1838)
Ah Marília, que tormento
Modinha attribuée à Marcos Portugal (1762 - 1830)
Poème de Tomás Antônio Gonzaga (1744 - 1810)
Azulão
Jayme Ovalle (1894 - 1955)
Poème de Manuel Bandeira
Arrangement : Juliana Ripke
INTERMÈDE : LE VISAGE OUBLIÉ
Lua branca
Chiquinha Gonzaga (1847 - 1935)
Arrangement : Anderson Castaldi
Ninfas do Tejo Ameno, extrait de A Ulissea
José Maurício Nunes Garcia (1767 - 1830)
Lundu
Recueilli par Von Martius
Arrangement : Juliana Ripke
INTERMÈDE DES POSSIBILITÉS
Valsa, opus 13 n° 2
Alberto Nepomuceno (1864 - 1920)
São João Dararão
Ernani Braga (1888 - 1948)
Extrait de la série 5 Canções nordestinas do folclore brasileiro
Arrangement : Juliana Ripke
Uirapuru
Waldemar Henrique (1905 - 1995)
Arrangement : Juliana Ripke
Corta-jaca
Chiquinha Gonzaga (1847 - 1935)
Arrangement : Anderson Castaldi
ÉPILOGUE
A volta (enregistrement)
Baden Powell / Paulo César Pinheiro
Voix: Maria d’Apparecida et Baden Powell
CRÉDITS TEXTUELS
Tous les textes interprétés par Camila Pitanga ont été écrits par Sofia Boito et Ligiana Costa, à partir de recherches sur Maria d’Apparecida et Joaquina Maria Lapinha, ou de conjectures poétiques proposées par les deux dramaturges.
Inspiration : A água é uma máquina do tempo, d’Aline Motta.
CRÉATION SONORE ET VISUELLE
Les pièces sonores ont été créées par Edson Secco, à partir de voix et récits recueillis sur YouTube ou envoyés spécialement pour ce projet, notamment ceux de Rosana Orsini Brescia, Lorena Pires, Edna de Oliveira, Ana Maria Costa, Mazé Chotill, Maria d’Apparecida (extraits INA), Rosane Borges et Conceição Evaristo. Les vidéos et animations ont été réalisées par Vic Von Poser, intégrant des documents historiques liés à Joaquina Maria Lapinha (avec l'aimable autorisation de Rosana Orsini Brescia), une citation de Jorge Amado sur Maria d’Apparecida, des extraits de films (Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, Orfeu Negro de Marcel Camus, des films avec Grande Otelo, Trio elétrico de Thomaz Farkas), extrait du film “Viajo porque preciso, volto porque te amo” (Karim Ainuz et Marcelo Gomes), du film “No limite”(Mário Peixoto), des photographies de Chiquinha Gonzaga, Maria d’Apparecida, Lorena Pires, Edna de Oliveira, Nair Benedetto, Rogério Reis, ainsi qu’un enregistrement vidéo du Caboclo de lança du Maranhão (fourni par l’Instituto Vale Maranhão). On y trouve également des œuvres ou fragments d’œuvres des artistes Felix Labisse, Carlos Julião, Rodrigo Bueno, Benedito Tobias, Militão Augusto de Azevedo et Christiano Jr, ainsi qu’une œuvre anonyme intitulée A Baiana.
Direction musicale et artistique : Ricardo Bernardes
Mise en scène : Ligiana Costa
Dramaturgie : Sofia Boito et Ligiana Costa
Assistente a la mise en scène : Sofia Boito
Vidéographie : Vic Von Poser
Créatrice lumière : Abigail Fowler
Régisseur: Ivan Cavalcanti
Costumes : Rick Nagash avec de créations de João Pimenta
Voix off : Camila Pitanga
Pièces sonores : Edson Secco
Conseil scénographique : Renato Bolelli Rebouças
Avec le soutien à la recherche de Rosana Orsini Brescia e Mazé Chotill
AMERICANTIGA ENSEMBLE
Ricardo Bernardes
Premiers violons
Patrick Oliva,
Giorgia Simbula, Roldan Bernabe, Agnieszka Rychlik
Seconds violons
Liv Heim, Charlotte Grattard, Orlando Moreno
Altos
Marie Legendre, Elisabeth Sordia
Violoncelles
Amaryllis Jarczyk, Olivia Gutherz
Contrebasses
Jean-Marc Faucher
Clarinettes
Arthur Bolorinos, Daniele Latini
Guitarre
Leonardo Loredo de Sá
Percussion
James Müller
Piano
Giancarlo Staffetti
Hommage à les Marias du Brésil
Il s’agit d’un projet dont l’essence réside dans l’hommage rendu à deux femmes noires, artistes d’une importance majeure, dont les parcours — bien que puissants — ont été marqués par des effacements structurels. Ici, la question raciale n’est pas un simple détail : elle constitue le cœur éthique et symbolique de toute la démarche. Cet hommage se veut avant tout un geste de réparation, de visibilité et d’écoute des voix de l’ancestralité féminine noire.
Ce projet s’inscrit dans la continuité d’un concert réalisé en 2012 par l’ensemble Americantiga, en hommage à Joaquina Maria Lapinha, à Washington D.C., aux États-Unis. À cette occasion, le concert fut consacré au répertoire interprété par Lapinha et présenté par la chanteuse Rosana Orsini, aujourd’hui reconnue comme l’une des plus grandes spécialistes de l’œuvre et du parcours de cette figure historique. Nous lui devons également le précieux texte musicologique qui sous-tend cette nouvelle phase du projet, apportant une contribution décisive à la redécouverte et à la valorisation de la mémoire de Lapinha — l’une des artistes afrodescendantes les plus marquantes de l’histoire luso-brésilienne.
Nous avons aujourd’hui le privilège de bénéficier de la mise en scène puissante et de la dramaturgie signées Ligiana Costa et Sofia Boito, de la vidéographie de Vic von Poser, ainsi que des voix exceptionnelles de deux chanteurs brésiliens remarquables : Luanda Siqueira et Bruno de Sá.
Joaquina Lapinha : voix de liberté sur une scène de contradictions
Joaquina Maria da Conceição Lapinha, femme noire née dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, probablement dans la Capitainerie des Minas Gerais — terre où l’or jaillissait du sol avec la même abondance que la musique emplissait l’air —, figure parmi les noms les plus remarquables de l’art lyrique brésilien. Dans un pays dont l’identité culturelle se tisse à partir d’un entrelacs d’héritages multiples et de pratiques diverses, Lapinha incarne avec éclat le génie métissé et vibrant qui marque l’histoire de l’opéra au Brésil.
Dès ses premiers accords, la lyrique brésilienne porte l’empreinte de la négritude. Elle fut élevée par les voix et les corps d’hommes et de femmes noirs qui, comme Lapinha, se sont consacrés à cet art aussi exigeant que sublime — par vocation, par affirmation, par survie ou par résistance. Pour beaucoup, les scènes représentaient peut-être le seul espace social où une forme d’autonomie — économique, affective, symbolique — pouvait être entrevue.
Installée à Rio de Janeiro avec sa mère, Joaquina est engagée par la prestigieuse Ópera Nova, alors centre névralgique de la vie scénique et musicale de la colonie. Son talent lui confère rapidement une notoriété suffisante pour entamer, en 1791, les démarches nécessaires à un départ vers Lisbonne. Dans la métropole, Lapinha se produit à Porto et à Coimbra, avant d’être engagée par le Real Teatro de São Carlos — la scène la plus prestigieuse du Portugal. Aux côtés de deux chanteuses italiennes, elle devient l’une des premières femmes à obtenir, officiellement, une place dans un théâtre public de la cour, après les années d’interdiction imposées par la reine Dona Maria I à la présence féminine sur la scène. Sa musicalité, sa présence et son expressivité sont largement reconnues, tant par le public local que par les voyageurs étrangers. Le Suédois Carl Israel Ruders, tout en louant un talent qu’il juge supérieur à celui de ses collègues européennes, déplore néanmoins la couleur de sa peau et lui suggère l’usage de cosmétiques pour la « corriger ». Mais cette suggestion trahit en creux le refus de Lapinha d’effacer son origine. Tout porte à croire qu’elle est montée sur la scène du grand Teatro de São Carlos sans recourir aux maquillages blancs dont se couvraient tant d’artistes noirs au Brésil. Un geste de rare courage — et de grande portée symbolique —.
Après une dizaine d’années passées au Portugal, Lapinha retourne à Rio de Janeiro, toujours accompagnée de sa mère et de deux femmes auparavant réduites en esclavage — Eva et Inácia. Elle réintègre la scène artistique de la capitale et continue à se produire même après l’arrivée de la cour portugaise en 1808, qui transforme la ville en centre de l’Empire. Elle partage la scène avec des artistes étrangers, interprète des œuvres des plus grands compositeurs italiens, portugais et brésiliens. Elle se distingue tant comme cantatrice que comme comédienne, consolidant une carrière remarquable et durable de part et d’autre de l’Atlantique.
Elle meurt célibataire, sans enfants — contrairement à nombre de ses contemporaines, souvent mères d’enfants aux pères inconnus —, propriétaire d’une maison dans la prestigieuse Rua do Conde au Rio de Janeiro, et dans une situation financière suffisamment stable pour soutenir, par exemple, la formation de la Marine impériale, un an après l’indépendance du Brésil. Elle meurt chez elle, après avoir reçu les saints sacrements, et est enterrée avec le suaire de Notre-Dame de la Conception dans l’église de l’Hospice ou de la Bonne Mort.
Joaquina Lapinha demeure un symbole du pouvoir transformateur de l’art — capable d’ouvrir des chemins aux femmes noires dans une société structurée par l’exclusion de genre et de race. Son parcours montre comment le talent, allié à la détermination, peut subvertir l’ordre établi et inscrire de nouvelles voix dans le canon artistique. Sa présence sur les scènes du Brésil et du Portugal témoigne du fait que l’opéra, bien qu’héritier de traditions européennes anciennes, a été réinventé en Amérique avec passion, courage et dignité — un espace où l’on pouvait entrevoir ce que Cecília Meireles, dans son Romanceiro da Inconfidência, a décrit avec intensité : « Liberté — ce mot que le rêve humain alimente, que nul ne saurait expliquer, et que nul ne saurait ne pas comprendre. »
Maria d'Apparecida
La mezzo-soprano Maria d’Apparecida (Rio de Janeiro, Brésil, 17/01/1926 – Paris, 04/07/2017), formée au Conservatoire National de Musique de Rio de Janeiro puis au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, fut la première Brésilienne à interpréter Carmen à l’Opéra de Paris — avec un grand succès tant auprès du public que de la presse.
Victime de racisme, elle n’a pas pu faire carrière dans son pays. Après s’être formée et avoir obtenu le prix de l’ABI : Association brésilienne de la presse – 1950 – elle s’est présentée au Théâtre Municipal de Rio de Janeiro, afin d’y montrer son talent, on lui a dit « Noir ne chante pas au Théâtre municipal ».
Il lui a fallu chercher ailleurs. C’est ce qu’elle fit. Après avoir reçu le Diplôme d’honneur et la Médaille d’argent au Concours International de Musique Gian Battista Viotti à Vercelli, en Italie, accompagnée du pianiste et compositeur Valdemar Henrique, elle traverse une nouvelle fois l’Atlantique, décidée à faire reconnaître son talent et sa voix.
La tournée comprend Lisbonne, Madrid et Paris, où elle décide de s’installer pour réaliser son rêve : chanter Carmen à l’Opéra de Paris.
La route n’a pas été facile. Après des années de perfectionnement, elle présente un premier récital de mélodies brésiliennes à l’Odéon – Théâtre de France, dirigé par Jean-Louis Barrault. Elle rencontre le peintre surréaliste Félix Labisse et entame une belle carrière en France, en Europe et dans d’autres pays.
C’est à la suite d’un accident, que sa brillante carrière lyrique est interrompue. Elle se tourne alors vers la chanson populaire brésilienne, enregistrant notamment l’album Maria d’Apparecida canta Baden Powell. De 1960 à 1990, elle enregistre plusieurs disques de folklore, de musique classique et de musique populaire, recevant de nombreux prix et devenant une véritable ambassadrice de la musique brésilienne en France et en Europe.
Fille de Dulcelina Marques, femme noire, et d’un père blanc inconnu, Maria d’Apparecida perd sa mère alors qu’elle est encore enfant. Elle continue à vivre chez la famille de l’avocat Germano et Lucília de Azambuja, chez qui sa mère travaillait comme cuisinière. Elle y bénéficie d’une éducation bourgeoise et étudie le piano, la danse et le chant.
Muse du peintre surréaliste Félix Labisse, avec qui elle a vécu une histoire d’amour, elle est immortalisée à plusieurs reprises — au moins dans quatorze toiles — dont Maria d'Apparecida, un tableau ovale qu’elle utilisait comme affiche pour ses spectacles. Ces œuvres appartiennent notamment à la célèbre période bleue de Labisse.
L’histoire raconte que l’idée des femmes bleues serait née d’une remarque de Maria. Alors que le peintre se plaignait de ne pas parvenir à rendre fidèlement la couleur de sa peau, elle lui aurait dit : Peins-moi en bleu, ainsi on verra que je ne suis pas blanche.
Le travail, l’énergie qu’elle a déployée pour réaliser son rêve, ainsi que les amitiés qu’elle a nouées, ont été fondamentaux pour sa réussite. Elle fut nommée Chevalier de la Légion d’honneur et Officier des Arts et des Lettres par le président François Mitterrand ; décorée de la Médaille de l’Ordre du Rio Branco (Brésil) et de la Médaille de la Ville de Paris par Jacques Chirac, parmi d’autres distinctions.
Ta voix qui chemine (...) C'est une voix qui vient des entrailles du vent et des cocotiers / du silence des minéraux et des formations de nos cœurs volcaniques de l'amour / Terrestre. Tellurique. Femme. Carlos Drummond de Andrade à propos de la voix de Maria d’Apparecida.
Biographies

LUANDA SIQUEIRA
près avoir étudié le chant lyrique à l'École nationale de musique de Rio de Janeiro avec Carol McDavit, elle se perfectionne au CRR de Paris. Lauréate du Concours International du Château de Chimay, présidé par William Christie, en 2002, Luanda Siqueira a complété sa formation à l'Atelier Lyrique de l'Opéra National du Rhin, où elle a eu l'occasion de travailler avec différents chefs d'orchestre et metteurs en scène, tels que Rinaldo Alessandrini, David McViccar et Emmanuelle Haïm.
En tant que soliste, elle s'est produite sur différentes scènes : à l'Opéra de Lyon, dans Porgy and Bess (The Strawberry woman) de Gershwin sous la direction de William Eddins et mis en scène par la compagnie Montalvo-Hervieu ; à l'Opéra-Comique en coproduction avec la Fondation Royaumont et l'Opéra de Rouen, Cadmus et Hermione (Aglante/Junon) de Lully avec l'ensemble Le Poème Harmonique sous la direction de Vincent Dumestre et mis en scène par Benjamin Lazar ; au Théâtre des Champs Elysées, dans Dido and AEneas (Second Woman) de Purcell avec Opera Fuoco sous la direction de David Stern et au Théâtre de Magdebourg dans Orpheus (Orasia) de Telemann toujours avec Opera Fuoco sous la direction de David Stern et dans une mise en scène de Jakob Peters-Messer. Elle a participé au Festival symphonique du Périgord avec l'Ensemble Il Ballo, dirigé par Leonardo Loredo de Sa, avec La Rappresentatione di Anima et di Corpo (Anima) de Cavalieri. Au Queen Elisabeth Hall de Londres, avec le Venice Baroque Orchestra dirigé par Andrea Marcon, elle a interprété Argene dans Olimpiade, un opéra pasticcio. Luanda a également créé le rôle de la princesse Wakasa à l'Opéra-Comique dans Les Contes de la Lune vague après la pluie de Xavier Dayer, dans une mise en scène de Jean Philippe Wurtz et sous la direction de Vincent Huguet. Elle joue ensuite tous les rôles féminins dans Molière à l'Opéra, avec l'ensemble Les Paladins, dans une mise en scène de Jérôme Correas, présentée et enregistrée à l'Opéra de Reims et jouée dans diOérents théâtres, tels que le Théâtre de Fontainebleau et l'Opéra de Massy.
En tant que comédienne, elle a joué dans la pièce de Shakespeare Comme il vous plaira (Phébé) mise en scène par Christophe Rauck, présentée au Théâtre du Nord à Lille, au Théâtre de MalakoO, à la Maison de la Culture d'Amiens, entre autres. La saison dernière, Luanda a participé à la création de L'Héptaméron, récits de la chambre obscure avec Les Cris de Paris, dans une mise en scène de Geoffroy Jourdain et sous la direction de Benjamin Lazar à la Maison de la Culture d'Amiens, puis en tournée au Théâtre des Bouffes du Nord, au Trident, à l'Opéra de Reims, au Théâtre de Caen, au Théâtre de Liège et à la MC2 de Grenoble. Elle a également joué le rôle de Zoé dans "Le Code Noir" de Clapisson, mis en scène par Jérôme Correas avec Les Paladins et monté par Jean-Pierre Baro, entre autres au Théâtre de Corbeil-Essonne, au Théâtre de Cornouaille et à l'Opéra de Massy.

BRUNO DE SÁ
«Bruno de Sá…époustouflant…A-t-on jamais entendu chant plus aérien, souple, flexible, franchissant sans encombre les sommets les plus aigus, avec un timbre d’une pureté adamantine, radieux, lumineux, dont on ne sait s’il est masculin ou féminin ? »
– Opéra magazine
Le brillant jeune sopraniste Bruno de Sá étonne professionnels, critiques et public et voit déjà les louanges de son nom, de sa voixextraordinaire et de sa rare musicalité, chantées par une revue de presse élogieuse.
Il donne en 2015 son grand début dans le rôle de Sesto dans La Clemenza di Tito de Mozart au Teatro São Pedro à São Paolo : «…untriomphe … à l’aube d’une carrière internationale …» [concerto.com.br]. Au cours de la saison 2016/2017, il revient au Teatro SãoPedro dans le rôle de Gherardino (Gianni Schicchi), Harry (Albert Herring), Cherubino (Le Nozze di Figaro) et Erste Dame (DieZauberflöte). Dans le cadre du 20ème Festival Amazonas de Ópera, il chante le Berger dans Tannhäuser et la partie soliste dans Triunfo da Voz, un concert en hommage au grand castrat Farinelli : «Bruno de Sá met le public em délire…»[L’Opera].
En 2019, Bruno de Sá fait ses débuts en Europe impressionnant le plus grand nombre avec son interprétation d'Aci dans Polifemo de Bononcini sous la direction musicale de Dorothee Oberlinger (Musikfestspiele Potsdam Sans souci et l’Opéra des Margraves à Bayreuth. Au cours de la saison suivante, Bruno rejoindra le studio du Théâtre de Bâle où il interprétera Die Kleine Meerjungfrau dansAndersens Erzählungen de Jherek Bischoff sous la direction de Thomas Wise (première mondiale) et Barbarina dans Le Nozze di Figaro sous la direction de Christian Curnyn. Il a également chanté Sesto dans GiulioCesare de Haendel dans la mise en scène de Peter Konwitschny (Oper Halle), ainsi que Isacio dans Irene de Hasse avec l'Orchestrebaroque d'Helsinki (Musiikkitalo Helsinki et Theater an der Wien).
Au cours des dernières saisons, il a retourné à Bayreuth avec le rôle de Berardo dans Carlo il Calvo de Porpora mis en scène par Max Emanuel Cenčic (Bayreuth Baroque Opera Festival). Plus tard, il incarne Abel dans Il Primo Omicidio de Scarlatti dirigé parPhilippe Jaroussky (Opéra de Montpellier et Whitsun Festival de Salzbourg), ainsi que Volusio dans Cajo Fabricio de Hasse avec {oh!} Orkiestra (Gliwice et Vienne). Il chante également Nerone dans Agrippina de Haendel mis en scène par Staffan Waldemar Holm et dirigé par Francesco Corti (Drottningholm). Il a également chanté Cléopâtre dans Marc'Antonio e Cleopatra de Hasse avec {oh!}Orkiestra dirigé par Martyna Pastuszka (Katowice, Dortmund). Orkiestra sous la direction de Martyna Pastuszka (Katowice, Dortmund), ainsi que Farnaspe dans Adriano in Siria de Graun sous la direction de Dorothee Oberlinger, une production qui sera présentée au Schloßtheater Sanssouci à Potsdam.
Parmi ses engagements récents, Bruno a fait ses débuts dans le rôle d'Orfeo dans Orfeo ed Euridice de Gluck et dans le rôle deSesto dans La Clemenza di Tito de Gluck, tous deux dirigés par Michael Hoffstetter (Gluckfestspiele), le pasticcio baroque Sehnsucht dans la mise en scène d'Andreas Rosar et sous la direction de Philip Armbruster (Oper Dortmund), Aminta dans Aminta e Fillide de Haendel sous la direction de George Petrou (Händel-Festspiele Göttingen), le pasticcio Siface avec la Capella Cracoviensis sous la direction de Jan Tomasz Adamus (Opera Rara Festival Krakow), le Stabat mater de Pergolesi sous la direction de Reinhard Goebel (Verbier Festival), Cleofide dans Alessandro nell'Indie de Vinci dans une mise en scène de Max Emanuel Cenčic et sous la direction de Martyna Pastuszka (Bayreuth Baroque), et en Stephano dans Roméo et Juliette de Gounod dans une mise en scène d'Eric Ruf et sous la direction de Pierre Duoussaud (Opéra de Rouen Normandie).
Bruno donne également divers programmes solos à travers l'Europe développant des collaborations fructueuses avec des ensembles de renom tels que Il Pomo d'Oro dirigé par Francesco Corti, Les Accents sous la direction de Thibault Noally, Nuovo Barocco sous la direction de Dimitris Karakantas, ou encore Dorothee Oberlinger et son Ensemble 1700. Parmi les autres apparitions en concert, citonsun programme à la Philharmonie d'Essen (Ruben Dubrowsky) et un concert de gala au Staatsoper de Vienne aux côtés de stars du baroque telles que Cecilia Bartoli et MaxEmanuel Cenčic.
Le soprano star émergente lancera la saison 2024/25 avec Grain de voix, un pasticcio moderne mis en scène par Ligiana Costa et dirigépar André Dos Santos (Theatro São Pedro, Brésil). Il chantera son premier Oberto dans Alcina de Haendel aux côtés de Francesco Corti et Il Pomo d'Oro au Théâtre des Champs-Élysées à Paris, au Teatro Real à Madrid et au Theater an der Wien à Vienne. Un autremoment fort de la saison sera ses débuts au Komische Oper Berlin dans le rôle de Donna Elvira dans Don Giovanni de Mozart, dansune mise en scène de Kirill Serebrennikov et sous la direction de James Gaffigan.
Bruno de Sá se distinguait récemment aux OPER! Awards 2020 et les Trophées ForumOpéra 2022, primé dans la catégorie « Révélation de l'année ». En 2024, il a également reçu le prix du théâtre musical autrichien pour son interprétation d'Aminta dans la production du festival de musique ancienne d'Innsbruck de L'Olimpiade de Vivaldi sous la direction d'Alessandro de Marcchi.
Artiste exclusif Erato / Warner Classics, son premier album solo Roma Travestita est sorti en septembre 2022, recevant les éloges de la presse et du public. Le programme a été présenté avec grand succès à Versailles, Rouen, Bayreuth, Ambronay, São Paulo, Izmir,Crémone, Vilnius et Buenos Aires.
En octobre 2024, Bruno sortira Mille Affetti, un deuxième album solo consacré à Mozart et à ses contemporains, un projet en collaboration avec Jarek Thiel et l'Orchestre baroque de Wrocław. La tournée initiale comprendra la salle Cavatina (Bielsko-Biała), leNFM (Wrocław), le Teatro del Maggio Musicale (Florence), le Centre d'art Ahmed Adnan Saygun (Izmir), la Chapelle Corneille (Rouen), leChâteau de Versailles (Versailles), l'Académie Liszt Ferenc odf Mucic (Budapest) et le Markgräfliches Opernhaus (Bayreuth).

RICARDO BERNARDES
Chef d’orchestre et musicologue brésilien, Ricardo Bernardes est le fondateur et directeur musical de l’Ensemble Americantiga, créé en 1995 et spécialisé dans le répertoire ibéro-américain des XVIIᵉ au XIXᵉ siècles. Avec cet ensemble, il a enregistré six CD et un DVD, et s’est produit en concert à travers l’Europe et les Amériques.
Installé au Portugal depuis 2010, il a dirigé la recréation moderne de l’opéra O Basculho de Chaminé de Marcos Portugal, au Théâtre São Carlos de Lisbonne. Depuis 2016, il assure la direction artistique des Rencontres Internationales de Musique de la Casa de Mateus. Il fonde en 2017 la Cappella dei Signori, ensemble vocal masculin dédié à la polyphonie ancienne, et en 2018 l’Orquestra Barroca de Mateus, avec laquelle il a dirigé des productions remarquées, notamment Setaro, le bâtisseur d’utopies avec Vivica Genaux et Borja Quiza, mis en scène par Mario Pontiggia, au Palais de Mateus et au Théâtre Rosalía de Castro à La Corogne, en Espagne. Depuis 2023, avant l'Orchestre Baroque de Mateus se consacre à première des opéras portugaises du XVIIIe siècle.
Titulaire de deux doctorats – en musicologie (Université du Texas à Austin) et en sciences musicales (Université Nouvelle de Lisbonne), il a été éditeur du recueil La musique au Brésil – XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles (Ministère de la Culture du Brésil) et du numéro consacré à la musique classique brésilienne de la revue Textes du Brésil (Ministère des Relations Extérieures).

LIGIANA COSTA
Chanteuse, compositrice, metteuse en scène et musicologue, Ligiana Costa construit son parcours à l’intersection de l’art, de la pensée et de la transformation. Son travail prend racine dans la voix — en tant que matière sonore, corps en présence et vecteur de sens — et se déploie à travers des langages multiples, de la musique populaire à la scène lyrique, de l’écriture académique à l’invention dramaturgique.
Titulaire d’un doctorat sur l’opéra vénitien du XVIIe siècle, obtenu aux universités de Tours (France) et de Milan (Italie), Ligiana considère l’opéra comme un champ d’expérimentation où histoire, politique et imagination s’entrelacent. Sa recherche et sa création artistique explorent des formes hybrides et des récits pluriels, avec une attention particulière portée aux perspectives critiques contemporaines — telles que l’écoféminisme ou les débats sur la décolonialité.
Diplômée en chant lyrique de l’Université de Brasilia, elle s’est spécialisée en chant baroque au Conservatoire Royal de La Haye (Pays-Bas) et a obtenu un master en philologie musicale à la Faculté de musicologie de Crémone. Durant ce parcours, elle a débuté sa carrière comme chanteuse de musique populaire brésilienne, puis comme compositrice. Elle a sorti plusieurs albums : De amor e mar (enregistré entre Paris, São Paulo et Brasilia), Floresta (sous la direction de Letieres Leite), le duo électronique NU (Naked Universe) avec Edson Secco, l’expérimentation vocale Eva, et plus récemment Sá – un oratorio pour la Terre, où le corps, le rite et le chant se conjuguent à une urgence environnementale.
Autrice d’ouvrages de musicologie publiés par les éditions de l’Unesp et de l’Edusp, elle a reçu en 2018 le Prix Flaiano(Italie) pour son œuvre Corego, fruit d’un post-doctorat réalisé à l’Université de São Paulo. Elle œuvre comme dramaturge lyrique auprès du Theatro Municipal de São Paulo, du Festival Amazonas d’Opéra, de la Compañía Estable de Colombie, et en collaboration avec des metteuses et metteurs en scène tels que Carla Camurati, William Pereira, Cibele Forjaz et Lisenka Heijboer Castañón (à la Juilliard School).
En 2025, elle participe au programme Women Opera Makers du Festival d’Aix-en-Provence, sous la direction de Katie Mitchell, et effectue une résidence dramaturgique à l’Opéra-Comique de Paris — des expériences qui enrichissent encore son regard sur la création opératique contemporaine.
Ces dernières années, elle développe des créations originales en tant que metteuse en scène, interrogeant l’écoute, le corps et la présence. En 2024, elle signe la mise en scène et la dramaturgie de O Grão da Voz, un spectacle lyrique-théâtral créé avec le contre-ténor Bruno de Sá. En juillet 2025, elle fera ses débuts au Théâtre du Châtelet, à Paris, avec Marias do Brasil, œuvre documentaire et poétique inspirée des vies et des répertoires de deux chanteuses lyriques brésiliennes.
Ligiana circule entre les mondes — classiques et populaires, académiques et intuitifs — tissant une pratique artistique engagée, nourrie par la beauté, l’écoute, la complexité et la réinvention.

SOFIA BOITO
Artiste, actrice, performeuse, dramaturge et chercheuse. Elle est docteure, maître et licenciée en arts de la scène par l’École de Communications et Arts de l’Université de São Paulo (ECA-USP), où elle a mené des recherches avec le soutien de la FAPESP. En 2017, elle a effectué une année de stage doctoral à la Sorbonne Nouvelle – Paris 3 (bourse FAPESP). Entre 2019 et 2021, elle a été professeure de dramaturgie et de théorie théâtrale au département des arts de la scène de l’ECA-USP.
Son travail de recherche et de création se situe à la frontière entre arts visuels, théâtre et littérature. Particulièrement intéressée par les œuvres site-specific, les questions de genre et d’urbanité, l’artiste travaille à partir de son propre corps, ne séparant pas la recherche académique de sa pratique artistique – tentant ainsi d’établir une enquête théorico-pratique incarnée.
Sofia a écrit, joué et mis en scène quatre pièces avec la défunte Cia Temporária de Investigação Cênica – compagnie dont elle fut également cofondatrice : RADIX (2014), produite et présentée en Italie, à l’espace Imacelli grâce à une bourse d’échange et de diffusion culturelle du Ministère de la Culture du Brésil ; Espelho (2012), lauréate du prix PROAC de dramaturgie inédite (2011) ; Passei hoje corrigindo ontem, lauréate du Prix PROCULTURA (2011) ; et Antídoto para impossibilidades e paralisias (2015). Elle a également été dramaturge-pédagogue pour le Projeto Espetáculo à la Fábrica de Cultura da Brasilândia, où elle a conçu deux pièces avec de jeunes apprentis : Ponto de fuga (2016) et Díptico (2015).
En 2022, Sofia a fait ses débuts en tant que librettiste avec l’oratorio Sá – un oratorio pour la Terre de la compositrice Ligiana Costa, mis en scène par Cibele Forjaz (Theatro São Pedro). Pendant la pandémie, elle a été dramaturge de la vidéo-pièce jeunesse Putakaryy Kakykary, adaptation du livre homonyme de l’auteur Kamuu Dan Wapichana (ProAC LAB – Loi Aldir Blanc). Elle a également créé et présenté la pièce sonore Nós não estamos em nenhum outro lugar, en collaboration avec les artistes Miguel Caldas et Carolina Mendonça, avec le soutien institutionnel et financier de l’Oficina Oswald de Andrade.
En 2021, Sofia a publié son recueil de nouvelles No fundo da última gaveta da cômoda chez Editora Patuá. En 2022, sa nouvelle inédite Gota Tártara a été publiée dans l’anthologie Coronárias: mulheres contam a pandemia, également éditée par Patuá et organisée par Fernanda Hamann.
Dans l’audiovisuel, elle a débuté comme scénariste en 2018 avec le court-métrage A viúva de perdizes, réalisé par Diogo de Nazaré, dans lequel elle joue également. Depuis 2020, elle mène des recherches sur le cinéma et l’écriture de scénarios au sein du noyau de recherche AP43, ayant suivi un atelier d’écriture avec Aleksei Abib. Elle a également joué dans des séries télévisées telles que : Mila no Multiverso, Natureza Morta, Rei da TV et Hora do Perigo.
En tant qu’actrice, elle a collaboré avec plusieurs compagnies et artistes brésiliens – comme Antonio Araújo (Teatro da Vertigem), Felipe Vidal (Complexo Duplo), Antônio Januzelli (Janô), Evaldo Mocarzel, et le collectif V.AG.A* – ainsi qu’avec des compagnies et artistes internationaux : TeaterKUNST (Danemark), Nathalie Béasse (France), Cyril Descles(France), Carolina Mendonça (Allemagne/Belgique). En 2019, elle a créé au SESC Belenzinho à São Paulo le solo Jaz, de Koffi Kwahulé, qu’elle a traduit et conçu lors d’une résidence artistique à la Cité Internationale des Arts à Paris (2018).
En tant qu’artiste visuelle, Sofia a participé à deux expositions : l’exposition collective Retratos do Afeto à la Galerie Marta Traba (Memorial da América Latina), avec la série 74 breves análises sobre a longa duração do instante ; et l’exposition individuelle ConTe-Me au CCJ Ruth Cardoso, série lauréate du prix de coparrainage à une première œuvre.
Actuellement, Sofia fait partie du comité éditorial de la revue Sala Preta du programme de troisième cycle en arts de la scène de l’USP ; elle est artiste du réseau féministe européen Room to Bloom (European Alternatives – initiative de l’Union Européenne) ; membre du collectif Palabreria (avec les artistes Fernanda Machado et Luiza Romão), avec qui elle développe une recherche sur le féminisme et l’art en Amérique Latine, et avec qui elle a créé le spectacle Garotas Mortas, lauréat du 13e Prix Zé Renato de la Mairie de São Paulo. Elle est également librettiste au sein de l’Atelier de création lyrique du Theatro São Pedro (São Paulo), où elle présentera sa nouvelle œuvre lyrique Gota Tártara, composée par Franciele Lima, en octobre 2023.

PATRICK OLIVA
Désireux de transmettre aux auditeurs d’aujourd’hui toute la richesse et la vitalité de la musique d’hier, Patrick Oliva inscrit sa démarche artistique dans une pratique informée mais toujours renouvelée du répertoire.
Il est diplômé de la Haute école de musique de Genève en violon, pédagogie et violon baroque (classe de Florence Malgoire), ainsi que du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris en musique ancienne (classe de François Fernandez), cultivant son appétence envers le répertoire des 17e et 18e siècles.
Patrick Oliva intègre de nombreux ensembles dont les Arts Florissants, Ies Talens Lyriques, Opera Fuoco, les Paladins, ou Marguerite Louise. Il collabore également en formations de chambre avec notamment le Stagioni, Rosasolis, l’Assemblée, Americantiga, La Chambre, ouMozaïque, donnant de nombreux concerts en France et à l’étranger. Parmi ses récentes prestations, citons ses concerts au festival Cydonia (Belgique), au Festival delle nazioni (Italie) ou ses régulières invitations à la Casa Mateus (Portugal). Partenaire recherché, il aime explorer de nouveaux univers, notamment ceux du théâtre musical ou de la musique populaire (collaboration avec l’ensemble Sanacore autour du répertoire populaire italien). Il joue également de la viole d’amour, instrument fascinant qu’il a à cœur de promouvoir.
Questionnant le rapport entre la partition écrite et l’interprétation qui en est donnée, Patrick Oliva profite du champ de recherche idéal que lui offre le répertoire baroque pour approfondir sa pratique de l’ornementation et de l’improvisation. Sa démarche se concrétise avec la parution aux éditions Offenburg de la partition The Art of Ornamentation, portant sur l’ornementation dans le style de Giuseppe Tartini.
Côté discographique, le premier enregistrement solo de Patrick Oliva est consacré aux fantaisies pour violon de Georg Philipp Telemann ; paru sous le label Disques Triton, ce dernier reçoit un accueil élogieux de la part du public et des critiques.
AMERICANTIGA ENSEMBLE
Musique ancienne de tradition ibérique et latino-américaine
Fondé en 1995 par le chef d’orchestre Ricardo Bernardes, l’Ensemble Americantiga se consacre à l’interprétation de la musique portugaise, brésilienne, hispano-américaine et italienne, du XVIIᵉ siècle au début du XIXᵉ siècle. Porté par une approche historiquement informée, le groupe fait appel à des instruments d’époque et à des techniques de jeu fidèles aux pratiques originales, dans un souci d’authenticité et de sensibilité artistique. Sa discographie comprend six CD et un DVD, tous consacrés au répertoire portugais et brésilien du XVIIIᵉ siècle.
Depuis sa création, l’ensemble s’est illustré sur des scènes prestigieuses au Portugal, Brésil, États-Unis, Argentine, Paraguay, Bolivie, France, Espagne, Italie et Croatie. Nombre de ces concerts ont été réalisés en collaboration avec des institutions diplomatiques telles que les ambassades et consulats du Brésil, ainsi que le Consulat Général du Portugal à São Paulo, avec pour mission la diffusion d’un patrimoine musical aussi riche que méconnu.
En 2023, l’Ensemble Americantiga a présenté un concert exceptionnel à l’occasion des 200 ans de l’Indépendance du Brésil, marquant cet événement historique par la recréation moderne, sur instruments d’époque, d’œuvres rares du compositeur et empereur Dom Pedro I du Brésil, ainsi que du grand Te Deum de 1818 du compositeur autrichien Sigismund Neukomm, alors actif à la cour de Rio de Janeiro. Ce programme, d’une portée symbolique et musicale considérable, a permis de redonner vie à un patrimoine impérial méconnu, témoin de la richesse culturelle du Brésil au XIXᵉ siècle.
En cette année où l’Ensemble Americantiga célèbre trois décennies d’existence, il a l’immense joie et l’honneur de se produire à trois reprises dans le cadre de la Saison Croisée de l’Année du Brésil en France, une initiative qui met en lumière les riches échanges culturels entre les deux nations.
Weekend Thématique "Ancien Brésil - Brésil Nouveau"
Marias do Brasil
Direction musicale et artistique : Ricardo Bernardes
Mise en scène : Ligiana Costa
Dramaturgie : Sofia Boito et Ligiana Costa
Assistente a la mise en scène : Sofia Boito
Vidéographie : Vic Von Poser
Créatrice lumière : Abigail Fowler
Régisseur: Ivan Cavalcanti
Costumes : Rick Nagash avec de créations de João Pimenta
Voix off : Camila Pitanga
Pièces sonores : Edson Secco
Conseil scénographique : Renato Bolelli Rebouças
Avec le soutien à la recherche de Rosana Orsini Brescia e Mazé Chotill
Alma Brasileira
Interprétation scénique et vidéo d’art :
Voix off : Luanda Siqueira
Chant du peuple Yawanawa, interprété par Gesileu Ninawa
Prise de vues : Amaury Alves
Drone et montage : Giorgio De Luca
Interprétation scénique et conception : Eduardo Ibraim
Weekend Thématique « Ancien Brésil - Brésil Nouveau »
Direction musicale et artistique : Ricardo Bernardes
Direction exécutive : Giancarlo Staffetti
Production : JAC – Janus Arts et Culture et Giano Arts Management
Conception graphique : Calebe Barros
Avec le soutien de Instituto Guimarães Rosa et l’Ambassade du Brésil à Paris dans le cadre de la Saison France-Brésil 2025.

